Temps, mémoire et récits sensibles : pratiques artistiques et design du réel dans les contextes contemporains

E n t r e t e m p s

Samy ELHAJ

Ante-Scriptum
Entre l’adverbe Entre-temps et le nom masculin Entretemps, se joue une des
nuances les plus intellectuellement excitantes de la Langue Française, dérivée
de la Lingua Franca que la Méditerranée enfanta. Là où l’adverbe injecte une
temporalité exogène hybridant fortement les données narratologiques du récit
initial, le nom masculin autonomise cette injection en élisant une épaisseur
matérielle -bien qu’au tout final tout.e exclusivement faite de purs signesconférant au mot comme à son signifié un statut d’objet au service des sujets
observateurs. Parler d’un Entretemps c’est considérer le continuum narratif en
vase poreux entretenant des rapports de phagocytose textuelle avec des groupes
parents et avec les ellipses lacunairement structurantes invitant à un jeu de
recadrages, de tangences et d’interpénétrations de systèmes langagiers
disparates qui nous amènent à penser le récit comme somme de juxtapositions
proto-signifiantes ; là où le non-sens pilote l’affirmation, le constat renforce
l’exposé.

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